SINGA LYON s’est donné pour mission d’accélérer l’inclusion des personnes nouvelles arrivantes en tissant des liens concrets avec la population locale. L’objectif est clair : libérer le potentiel de la migration pour construire une société plus forte et plus ouverte.
Comme chaque année, la Fête des Lumières s’accompagne de l’opération solidaire des Lumignons du Cœur. Les visiteurs sont invités à acheter un lumignon au prix de 2 €, dont la totalité des recettes est reversée à une association caritative. Et cette année, c’est SINGA LYON qui a été choisie… Une association qui favorise l’inclusion des personnes réfugiées en créant des liens durables avec la société d’accueil.
Nous avons recontré Sylvie Tomic, adjointe au maire de Lyon, en charge de l’Accueil et de l’Hospitalité. « SINGA, c’est une association qui œuvre à créer du lien. C’est vraiment son ADN. Du lien entre des personnes en situation de migration, nouvellement arrivées, comme on dit chez SINGA, et des habitantes, des habitants. Pour une ville plus hospitalière qui accueille mieux les personnes. Le rôle de la société civile est essentiel aux côtés des institutions et des collectivités. Quand ça vient d’habitants, d’habitantes qui se mobilisent pour venir discuter, aider des gens. à pratiquer le français, jouer ensemble… Leur expliquer les codes de la société, leur faire découvrir des choses, et puis recevoir en retour…c’est beaucoup mieux »
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SINGA LYON fête ses 10 ans avec les Lumignons du Coeur
SINGA LYON fête ses 10 ans . Cette association vise à transformer l‘accueil des réfugiés en une véritable opportunité pour toute la société. SINGA mise sur le pouvoir de la rencontre et la valorisation des talents pour construire une communauté riche de ses diversités.
Nos avons rencontré deux bénévoles de l’association : Mubarak et Sylvie. Mubarak est arrivé il y a 3 ans. Il a d’abord bénéficié des activités de SINGA LYON, avant de devenir lui-même bénévole. « SINGA c’est une deuxième famille. Ici on participe, on fait des sorties, des balades, voire même des petits voyages. Et surtout, tout le monde a le sourire« .
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SINGA LYON : la diversité joyeuse
Sylvie a connu SINGA un peu par hasard.
« C’est une amie qui m’a fait part de l’existence de cette association… Je suis venue m’informer. Je suis venue un mercredi pour le Blabla, qui est une des actions de SINGA. Et en fait, j’ai trouvé là tellement de légèreté, de gaieté, de sensibilité, que je suis revenue. On est content de retrouver les gens qu’on a vus la semaine d’avant. On se dit, tiens, ce week-end, je vais au musée. Qui veut venir ? Et il n’y a absolument jamais aucun problème. Chacun propose quelque chose. Je suis déjà venue à des ateliers de peinture… Avec un monsieur ukrainien ou grec. C’est lui qui a cette compétence et qui la propose. Idem pour les cours de yoga, idem pour le sport. La même chose pour les cours de chant. C’est le principe de SINGA : les talents et les compétences ne s’arrêtent pas aux frontières« .

L’ADN de SINGA repose sur une conviction forte : une société se renforce lorsqu’elle s’ouvre à la migration. Son objectif principal est de créer des espaces et des outils de coopération et d’échange entre les nouveaux arrivants et la société d’accueil.
SINGA offre ainsi un soutien aux nouveaux arrivants dans leur mobilisation professionnelle, avec des ateliers, des permanences. L’association accompagne aussi gratuitement des projets de création d’entreprise.
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De nombreux bénévoles prêts à partager du temps avec les nouveaux arrivants
Mais ce qui fait la particularité de SINGA, c’est surtout son organisation autour de 200 bénévoles très impliqués, quelques volontaires en service civique…
Nous avons rencontré Birgit Vynckier, la directrice de SINGA LYON (ECOUTEZ LE PODCAST)
« Selon un rapport du HCR, seulement 12% des personnes nouvellement arrivées, exilées sur le territoire depuis un an, connaissent une personne de la société d’accueil. Et pour 80% d’entre elles, c’est une personne qui est payée à l’accompagner. Concrètement, au bout d’un an, on ne connaît personne, on est plutôt très isolé. La réalité de la migration aujourd’hui, c’est qu’on a plus de 50% des gens qui arrivent sur nos territoires qui ont un diplôme. Près de 20% d’entre eux ont des diplômes d’un niveau Bac plus 5. C’est ainsi supérieur à la moyenne nationale. Mais ça, on n’en parle jamais… »
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Des « nouveaux arrivants » qui deviennent des « locaux »
Chez SINGA, on n’utilise pas le mot « migrants« . Il y a les « locaux » qui sont celles et ceux qui estiment maîtriser les codes de la société d’accueil. Et les « nouveaux arrivants » : les personnes qui estiment ne pas encore les maîtriser.
« Tout nouvel arrivant devient local. Et ça, c’est quelque chose d’hyper important parce qu’en fait, c’est une notion d’évolution. Et un parcours n’est jamais statique. Les gens évoluent, grandissent, changent et se transforment aussi. Et en fait, ça doit être aussi incarné dans le vocabulaire qu’on utilise au quotidien » explique Birgit Vynckier.
SINGA LYON partage les locaux du tiers-lieu, Le Faitout à la Mulatière avec l’association BelleBouffe. Une proximité qui permet de créer anisi de nombreux événements autour de l’alimentation saine. L’assiette, quoi de plus naturel pour rapprocher les origines et les générations ?
Pour se renseigner www.singalyon.fr

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