Nouvellement désignée adjointe à la culture et aux droits culturels à Villeurbanne, Pauline Diaz pose les jalons de sa feuille de route. Evoquant l’effervescence attendue du Festival des Invites, la nouvelle adjointe se confie sur les ambitions d’un mandat placé sous le signe de l’accessibilité et de la co-construction.
Dès l’entame de son mandat après les élections municipales, Pauline Diaz a tenu à marquer une évolution symbolique mais profonde. Avec le renommage de sa délégation, désormais intitulée « Culture et Droits culturels ». Un concept encore méconnu du grand public, qu’elle s’empresse de clarifier.
« On pense souvent que les droits culturels se résument à l’accès à la culture pour toutes et tous. C’est plus que ça », explique l’élue villeurbannaise. « C’est un droit fondamental qui garantit l’expression de son identité ou de ses identités culturelles. L’accès à l’éducation artistique, et aussi le partage de références communes. »
Pour la nouvelle adjointe, la culture ne doit plus être pensée en silo. Mais comme un sujet transverse irriguant toutes les autres délégations de la municipalité. L’objectif ? Sortir d’une vision purement académique de l’art (littérature, peinture classique). Pour y inclure les langues, les valeurs, et aussi l’histoire commune des habitants.
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Du militantisme à la mairie : le premier plongeon d’une élue de terrain
Bien qu’il s’agisse de sa première expérience en tant qu’élue de la République, Pauline Diaz n’est pas une novice du paysage villeurbannais. Engagée sur le plan professionnel et aussi bénévole à travers le milieu associatif et militant, elle voit dans cette fonction une « suite logique ».
Arrivée à Villeurbanne il y a quelques années, elle confie avoir été immédiatement séduite par la dynamique locale et aussi la cohésion des équipes municipales précédentes. Sa méthode de travail pour concevoir sa future feuille de route budgétaire, attendue pour la rentrée ? L’écoute active…
Aller à la rencontre des structures culturelles et des associations, travailler de concert avec les services techniques de la ville. Et aussi mutualiser les ressources entre les différentes délégations pour co-construire les projets.
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Le Festival des Invites : la culture de rue à Villeurbanne
Impossible de parler de la politique culturelle de Villeurbanne sans évoquer son événement phare : le Festival des Invites. Pour Pauline Diaz, ce festival est le miroir parfait de l’ADN culturel de la ville, qu’elle compare volontiers à une culture fondamentalement populaire et aussi accessible dès le plus jeune âge.
Avec près de 50 000 spectateurs attendus sur trois jours, Les Invites s’impose ainsi comme l’un des plus grands festivals d’arts de la rue en France. Sa singularité ? Il ne s’adresse pas seulement aux Villeurbannais, il les implique directement. Cette année encore, plus de 150 citoyens participent activement aux côtés des Ateliers Frappaz pour faire vivre des spectacles grandioses.
L’essence même des arts de la rue est de bousculer les frontières. Pauline Diaz insiste sur la gratuité totale de l’événement, un choix politique fort malgré les restrictions budgétaires globales.
« Les arts de la rue permettent de casser les barrières entre espaces privés et publics, de réinvestir une rue parfois moins accueillante pour certains. C’est l’avantage de la culture à la portée de tous : pas besoin d’avoir lu les grands auteurs pour s’émerveiller. »
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Entre héritage et nouveautés : les grands chantiers à venir
Si le festival des Invites ou la Fête du Livre restent des piliers incontournables, Pauline Diaz regarde aussi vers l’avenir. Villeurbanne, forte de son titre de Capitale française de la culture en 2022, capitalise sur des réussites comme le dispositif des « Mini Mix » (des médiatrices culturelles intégrées au sein des écoles).
La feuille de route des prochaines années combinera le soutien aux institutions historiques (comme le TNP ou le Cinéma Le Zola) et l’émergence de nouveaux lieux de vie, incluant une nouvelle médiathèque et des projets de rénovation d’infrastructures.
Le mot d’ordre de la nouvelle adjointe reste la diversité des échelles et des sujets : des grands rassemblements festifs aux micro-spectacles intimistes, en passant par des programmations engagées abordant le féminisme, les droits LGBTQIA+, ou le handicap. Une invitation ouverte à tous les métropolitains à « se laisser surprendre » au coin d’une rue villeurbannaise.
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