Entreprendre dans l’artisanat : comment la CMA Lyon-Rhône a aidé le salon « 100 Couleurs »

100 Couleurs

Sophie Endambela

Le Quart d'heure Lyonnais
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Entreprendre dans l’artisanat : comment la CMA Lyon-Rhône a aidé le salon « 100 Couleurs »
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Ouvrir un établissement artisanal relève souvent du parcours du combattant. Entre démarches administratives et recherche de fonds… Dans le département du Rhône et la métropole lyonnaise, près de 6 000 entreprises artisanales ont pourtant vu le jour en 2025. Parmi ces réussites : 100 Couleurs, un espace de beauté hybride inauguré à Lyon 7ᵉ. Retour sur le parcours de sa fondatrice, Sophie Endambela, et sur l’appui décisif de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) Lyon-Rhône.

Concrétiser une idée entrepreneuriale demande de l’audace. Mais surtout une solide méthode pour franchir les obstacles. Pour passer du concept à l’ouverture effective, le soutien consulaire constitue fréquemment un accélérateur majeur pour les porteurs de projet. La création d’entreprise est ainsi facilitée par la CMA Lyon-Rhône…

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100 Couleurs : un concept novateur né au cœur du 7ᵉ arrondissement

Installé au 76 cours Gambetta, le salon 100 Couleurs a ouvert ses portes en octobre 2025. Porté par Sophie Endambela, le lieu réunit sur un même plateau plusieurs métiers. Coiffure pour tous types de cheveux (européens, afros, maghrébins). Soins esthétiques et tatouage. Fonctionnant sur un modèle de coworking, la structure accueille aujourd’hui huit professionnels indépendants et un apprenti.

Pour cette mère de trois enfants, l’aventure a nécessité dix ans de réflexion et de formation, mais aussi une bonne dose de ténacité face aux préjugés. « En tant que femme, c’est assez difficile d’entreprendre. On ne nous prend pas au sérieux, surtout en tant que coiffeuse. C’est un métier assez dévalorisé où l’on est vite considérée comme « la petite coiffeuse du coin« . Alors qu’ici, on a un vrai concept axé sur un bien-être global. » explique Sophie.

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CMA Lyon-Rhône : aides à la création d’entreprises

Consciente des réticences possibles des organismes financiers, la jeune dirigeante a choisi de s’adosser à l’expertise de la Chambre de Métiers pour crédibiliser son dossier.

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Financements : le levier du Prêt Artisan à taux zéro

Monter un tel établissement représentait un investissement global d’environ 100 000 euros. Grâce à l’accompagnement de sa conseillère à la CMA et au relais de Rhône Développement Initiative (RDI), Sophie Endambela a pu sécuriser près de 80 % de son besoin de financement.

Le prêt d’honneur RDI est un appui décisif qui renforce l’apport initial, particulièrement favorable aux projets portés par des femmes. Le Prêt Artisan à taux zéro est un dispositif consulaire distribué en partenariat avec la Banque Populaire. Reste l’emprunt bancaire classique, facilité par la solidité du plan d’affaires présenté.

« Il faut être droit dans ses bottes et bien connaître son projet pour être crédible auprès de la banque, souligne Sophie Endambela. La CMA m’a énormément aidée, notamment sur le prêt artisan à taux zéro. »

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Dominique Janin (RDI) Christophe Bernollin (CMA) Sophie Endambela (100 Couleurs) Vincent Monot (Ville de Lyon)

La CMA, « boîte à outils » incontournable du créateur

Pour Christophe Bernollin, président de la CMA Lyon-Rhône, l’histoire de Sophie Endambela résume la raison d’être de la structure. « La Chambre de Métiers, c’est la boîte à outils pour les artisans. Nous sommes là pour orienter la future cheffe d’entreprise, lui indiquer à quelle porte frapper, sécuriser ses démarches, identifier les formations nécessaires ou développer sa communication. »

Le secteur affiche une vitalité continue : le territoire compte environ 50 000 entreprises artisanales, soit un doublement en quinze ans. Si la dynamique reste soutenue avec 6 000 créations enregistrées sur l’exercice 2025 (pour 3 500 à 4 000 radiations), près de 70 % des inscriptions s’effectuent en micro-entreprise. Un modèle qui requiert, tout autant que les sociétés traditionnelles, une préparation minutieuse pour durer.

Christophe Bernollin rappelle ainsi la priorité absolue. « Le premier conseil, c’est de pousser la porte de la Chambre de Métiers le plus vite possible. La difficulté pour un chef d’entreprise est souvent d’avoir la tête dans le guidon. C’est avant de se lancer qu’il faut se donner les meilleures chances de réussite. »

Toutes les informations sur les parcours d’installation, les bilans de compétences et les aides régionales sont à retrouver sur le portail de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Auvergne-Rhône-Alpes.

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