À l’approche des élections municipales de 2026, le mouvement Spartacus, porté par la figure médiatique Francis Lalanne, entend bousculer le paysage politique lyonnais. Entre rejet des étiquettes, promesses de sécurité high-tech et ambition sociale, le mouvement se pose en alternative radicale à l’actuelle municipalité.
Créé en 2009 par Michel Dulac (ex-RN), le mouvement Spartacus porte un nom lourd de sens : celui du gladiateur rebelle contre Rome. À Lyon, la cible est claire : « l’oligarchie » et la majorité écologiste en place. Bien que le ministère de l’Intérieur classe le mouvement à l’extrême droite, Francis Lalanne, désormais directeur de campagne après une confirmation d’inéligibilité, récuse fermement cette étiquette.
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« On nous enlève notre droit à quitter le système » Francis Lalanne
« Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’ils ont été, c’est ce qu’ils sont… le droit qu’on nous enlève, c’est le droit de quitter complètement ce système », martèle le chanteur, dénonçant un traitement médiatique inéquitable et une exclusion des grands débats.
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Sécurité : l’intelligence artificielle en renfort
Pour Yves Duigou, candidat Spartacus dans le 6e arrondissement, la priorité absolue reste la sécurité. Constatant une hausse de la délinquance et des agressions, le candidat propose un remède technologique : multiplier par quatre ou cinq le nombre de caméras de surveillance, en les couplant à l’intelligence artificielle.
L’objectif est clair : pouvoir suivre les « sauvageons » d’un quartier à l’autre. En complément, le programme prévoit aussi la réouverture du commissariat du 6e arrondissement et la mise en place d’« îlotiers » patrouillant jour et nuit pour assurer une présence policière de proximité.
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Logement : cap sur la mixité et les étudiants
Sur le front social, Spartacus prône une politique de mixité inspirée, selon eux, de l’ère Collomb. L’idée ? Mélanger les populations pour éviter la création de « ghettos ». Yves Duigou insiste particulièrement sur l’urgence du logement étudiant. Il prone la création de 6 000 logements étudiants pour casser la spirale de la hausse des prix. Avec aussi un soutien accru aux mères isolées et aux jeunes travailleurs précaires.
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Réfugiés : de la tente à l’intégration
Également président de l’association caritative L’Ordre de Saint Gabriel, Yves Duigou porte un regard critique sur la gestion actuelle des migrants à Lyon. Déplorant les campements de fortune comme celui des Chartreux… Il prône une transition rapide vers des structures en dur.
Le programme Spartacus ne s’arrête pas à l’hébergement. Il propose un parcours d’intégration complet incluant l’apprentissage du français et une formation professionnelle.
« Nous sommes un melting-pot… nous devons faire de ces personnes des citoyens français. A part entière… », conclut le candidat, misant ainsi sur la méritocratie et l’école de la République.
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