Jeunes aidants : grandir avec une responsabilité invisible…

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Le Quart d'heure Lyonnais
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Jeunes aidants : grandir avec une responsabilité invisible…
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À l’occasion de la 3ème édition du Tribu Brindille Festival, le 4 juillet, au domaine Lyon Saint-Joseph à Sainte Foy les Lyon. Des jeunes aidants de 7 à 25 ans se réuniront pour discuter, danser, s’amuser et oublier, le temps d’une journée, un quotidien qui peut être éprouvant.

À l’occasion de la 3ᵉ édition du Tribu Brindille Festival, organisée le 4 juillet, au Domaine Lyon Saint-Joseph, à Sainte-Foy-lès-Lyon, des jeunes aidants de 7 à 25 ans se retrouveront pour une journée de répit, de rencontres et de fête. Derrière cet événement porté par l’association lyonnaise La Pause Brindille, un objectif : rendre visibles ces jeunes qui accompagnent au quotidien un proche malade, en situation de handicap ou confronté à une addiction.

«  Un jeune aidant c’est un enfant, un adolescent ou un jeune adulte qui va soutenir, apporter du soutien à l’un de ses proches, parce que cette personne a un problème de santé », c’est la définition que pose Rebecca Billy.

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Ces jeunes, encore peu visibles, accompagnent un proche malade, en situation de handicap ou confronté à une addiction. Un rôle parfois difficile à identifier, y compris pour les principaux concernés. En France, ils seraient pourtant nombreux : « On les estime à un million en France », rappelle Rebecca Billy, soit « 3-4 jeunes dans chaque classe de lycée ».

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Une prise de conscience nécessaire des jeunes aidants

Mais cette aide ne se voit pas toujours. Elle ne se résume pas seulement aux courses, aux repas ou aux démarches administratives. Elle prend aussi la forme d’une présence constante, plus discrète. Rebecca Billy parle d’un « soutien moral », d’une « charge mentale » ou encore d’« hypervigilance ». Des jeunes qui s’inquiètent, rassurent, s’adaptent, sans forcément comprendre qu’ils sont déjà en train d’aider.

C’est précisément pour leur offrir un espace de répit que La Pause Brindille organise des Brind’Partages. Ces temps collectifs permettent aux jeunes de rencontrer d’autres personnes qui vivent des situations proches. L’objectif, selon Rebecca Billy, est simple : « s’amuser, se retrouver, se faire des amis, parler si on en a envie et besoin ».

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« Ça ne s’arrête jamais d’être aidant. »

Alice connaît cette réalité de l’intérieur. Elle est jeune aidante de sa grande sœur, qui a des addictions. Et de son père, en dépression à cause de douleurs chroniques. Dans ces rencontres, elle dit venir chercher « du répit », « une grande pause » dans sa journée, mais aussi « de l’amusement et du lien avec d’autres jeunes comme moi ».

Son rôle d’aidante, elle ne l’a compris que tardivement. « C’est là qu’ils ont nommé pour la première fois que j’étais jeune aidante », raconte-t-elle, après avoir contacté La Pause Brindille. Aujourd’hui, cette charge est permanente : « C’est toute la journée, 24 heures sur 24. » Alice le dit clairement : « Ça ne s’arrête jamais d’être aidant. »

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Une besoin d’être identifié, reconnu, accompagné…

À travers son témoignage, une demande revient : ne plus rester invisible. « Ce qu’on a besoin, les jeunes aidants, c’est d’être reconnus, d’être identifiés et d’être accompagnés », affirme Alice. Reconnaître ces jeunes, c’est donc leur permettre d’exister autrement que dans ce rôle, sans les laisser seuls face à une responsabilité trop lourde pour leur âge, ni les enfermer dans cette case de jeune aidant.

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