Depuis 2015, l’association Ma Chance Moi Aussi accompagne des enfants de quartiers prioritaires, du CP à la troisième, pour leur donner plus de chances de réussite. En Auvergne-Rhône-Alpes, près de 400 enfants sont suivis…
Créée en 2015 par André Payerne, un ancien chef d’entreprise, l’association Ma Chance Moi Aussi accompagne des enfants de quartiers prioritaires pour leur donner plus de chances de réussite. « Il a échangé avec beaucoup d’acteurs pour pouvoir mettre en place ce projet d’accompagnement sur du long terme, dès le plus jeune âge », explique Aubin Guyon de Chemilly, directeur opérationnel de l’association en Auvergne-Rhône-Alpes. L’accompagnement peut démarrer dès 5-6 ans et durer jusqu’à dix ans, du CP jusqu’à la troisième.
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Deux groupes d’enfants pris en charge le soir après l’école
Concrètement, les enfants sont récupérés à l’école chaque soir, par groupes de 12. Après un goûter, le groupe se scinde en deux. Une moitié fait de l’aide aux devoirs ou du renforcement scolaire. L’autre suit un atelier animé par un intervenant spécialisé (échecs, théâtre, philosophie), une psychologue autour des émotions, ou le référent éducatif, « pierre angulaire de l’accompagnement », qui coordonne les intervenants et fait le lien avec les familles.

Les deux groupes échangent ensuite leurs activités. Le mercredi, l’association finance les licences sportives des enfants. Et pendant la moitié des vacances scolaires, Ma Chance Moi Aussi propose des activités sur site, des sorties… Et au moins un séjour d’une semaine par an. Au total, chaque enfant bénéficie d’environ 700 heures d’accompagnement par an.
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Ma Chance Moi Aussi : un travail avec les familles et l’école
L’autre pilier de l’action, c’est la co-éducation avec les familles. Trois rendez-vous individuels par enfant et par an. Ainsi que trois à quatre cafés thématiques autour de sujets comme l’autonomie, les écrans, l’alimentation ou le harcèlement. « L’objectif, c’est que les parents puissent après derrière mieux accompagner leurs enfants », précise Aubin Guyon de Chemilly. Au total, les familles bénéficient d’environ 50 heures d’accompagnement par an.

Ce sont les écoles qui orientent les familles vers l’association. « C’est vraiment l’école qui est au centre pour nous aider à repérer les familles », indique le directeur opérationnel,. Aubin échange deux à trois fois par an avec chaque enseignant pour faire le point sur la scolarité de chaque enfant suivi.
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Une action financée à 90 % par des fonds privés
En Auvergne-Rhône-Alpes, un peu moins de 400 enfants sont accompagnés, sur un total national d’environ 500, dans trois régions françaises. Le dispositif est né dans le bassin chambérien, avant de s’étendre à Aix-les-Bains, Albertville, puis à Lyon. L’association puise son financement à 90 % dans des fonds privés (mécènes, particuliers, chefs d’entreprise, fondations). Le reste provenant de financements publics comme le Fonds Social Européen, la CAF, les régions et les départements. Elle emploie uniquement des professionnels salariés en contact avec les enfants, un choix assumé pour garantir la continuité du suivi.
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