À trois jours du second tour, le candidat de l’union de la gauche et des écologistes, Grégory Doucet, a transformé la place de la Comédie en tribune politique. Devant environ 800 sympathisants, les têtes d’affiche de la coalition ont multiplié les attaques contre la droite et Jean-Michel Aulas, tout en dessinant les contours d’un Lyon « humaniste ».
L’ambiance était électrique hier soir place de la Comédie. Le camp de Grégory Doucet a choisi de répondre frontalement aux critiques acerbes de Jean-Michel Aulas concernant l’accord avec La France Insoumise (LFI).
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La réponse à « l’alliance de la honte »
Sandrine Runel, députée socialiste, a ouvert le feu en redéfinissant le concept de « honte » brandi par le président de l’OL :
« La honte, c’est refuser de débattre. La honte, c’est d’afficher le portrait d’un identitaire… qui a tenu des propos néo-nazis ».
Elle a également fustigé l’alliance passée entre Jean-Michel Aulas et Laurent Wauquiez. Ainsi que ses liens avec Nicolas Sarkozy… Dans la foulée, Anaïs Belouassa-Cherifi a dénoncé un projet de droite « néfaste et archaïque », fustigeant une vision du monde « misogyne et sexiste » qui, selon elle, ne laisse pas de place aux jeunes femmes en politique.
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Le projet de Grégory Doucet : entre respiration et protection
C’est sous les acclamations que Grégory Doucet a pris la parole pour opposer son programme à ce qu’il qualifie de « droite du béton et de l’affairisme ». Le candidat écologiste a énuméré les grandes lignes de son programme, citant notamment : l’encadrement des loyers, le renforcement de la police municipale, la création de 10 maisons de santé, la gestion publique de l’eau, le revenu de solidarité pour les jeunes.
« Pour un Lyon qui respire, pour un Lyon qui inspire, pour un Lyon qui protège », a-t-il lancé, appelant ses militants à convaincre jusqu’à la dernière minute.
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Le soutien stratégique de David Kimelfeld
Ancien président de la Métropole, David Kimelfeld était également présent pour sceller cette union de la gauche. Tout en réitérant son respect pour l’entrepreneur Aulas, il a mis en garde… Contre un homme désormais « encerclé par les Républicains ».
David Kimelfeld a tenu à rassurer sur la nature de l’accord avec LFI, le qualifiant de « technique ». Et précisant qu’aucun élu insoumis ne siégera dans l’exécutif. Pour lui, l’enjeu est clair. Eviter que Lyon et sa Métropole ne retombent entre les mains d’une droite qu’il juge dépourvue de programme chiffré.
Le compte à rebours est lancé. Nathalie Perrin-Gilbert (divers gauche) a déjà annoncé qu’elle ne donnerait aucune consigne de vote. Mais ne voterait pas pour la droite. Le camp de Grégory Doucet mise sur une mobilisation totale ce dimanche pour transformer l’essai du premier tour.
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