Déterrage des blaireaux : la justice saisie…

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La pression monte d’un cran concernant la vènerie sous terre du blaireau en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le déterrage des blaireaux est dans le collimateur des associations.

Plusieurs associations de protection des animaux et de l’environnement ont uni leurs forces. ANIMAL CROSS, ASPAS, AVES France, FNE AURA et ses fédérations départementales, LPO AURA et ONE VOICE… viennent de déposer 8 recours contre l’ouverture dès le printemps de la période complémentaire de déterrage des blaireaux. Cette pratique de chasse barbare est déjà autorisée de septembre à fin février.

Une étape de plus dans un combat de longue haleine vers l’interdiction totale de la chasse des blaireaux

Ain, Allier, Cantal, Drôme, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie… c’est la liste des départements dont les préfets continuent d’autoriser des périodes complémentaires de déterrage des blaireaux en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette pratique de chasse moyenâgeuse consiste à envoyer des chiens dans les terriers de blaireaux pour les acculer. Les chasseurs creusent ensuite la terre à l’aide de pelles, de pioches et de barres à mine, souvent pendant des heures. Puis ils extirpent les animaux terrorisés de leur abri à l’aide de grandes pinces. Pour ensuite les abattre par arme à feu ou arme blanche.

Badger digging out: undercover in a gang of terriermen from One Voice on Vimeo.

Cette pratique est encore autorisée en France, dès le 15 mai sur simple décision du préfet.

« Or à cette période, les blaireautins sont encore dépendants de leurs mères, sans défense et promis à une mort certaine » explique les ONG.

« Ces extensions de période de chasse sont d’autant plus inacceptables que les dégâts causés par les blaireaux censés justifier une telle barbarie ne sont jamais démontrés ».

Selon une enquête IPSOS – One Voice, 83% des français sont pour l’interdiction de chasser des animaux, quelle que soit leur espèce, à l’intérieur de leur terrier. Et à 91% en période de reproduction.

6 ONG ont donc saisi la justice pour contester les arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vènerie sous terre. Les départements concernés sont l’Ain, l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, le Rhône et la Savoie.

Déterrage des blaireaux : FNE AURA, FNE Rhône, LPO AURA et One Voice ont attaqué l’arrêté du Rhône

Ces actions en justice viennent s’ajouter aux multiples autres engagées depuis plusieurs années dans la région AURA, comme ailleurs en France.

Une mobilisation de longue haleine qui commence à payer. De plus en plus de juridictions annulent ces périodes complémentaires de chasse aux blaireaux . Des préfets renoncent aussi à les autoriser, comme en Ardèche ou en Isère en 2022.

Les ONG rappellent qu’il s’agit d’une chasse de loisirs. Dans les endroits très localisés où les blaireaux sont susceptibles de provoquer des dégâts ou de gêner les infrastructures humaines, il existe des solutions alternatives pour éloigner les animaux sans les massacrer.

Des solutions alternatives pour éloigner les animaux sans les massacrer

Pour les ONG mobilisées, la chasse aux blaireaux est inefficace dans la lutte contre la tuberculose bovine (voire contre-productive).

« La vènerie sous terre est cruelle et barbare. Il est grand temps d’abolir cette pratique d’un autre temps que décidément rien ne justifie si ce n’est le loisir de quelques-uns qui se délectent de faire souffrir inutilement des animaux sans défense ».

La pétition de l’ASPAS pour la suppression du déterrage des blaireaux a dépassé les 100 000 signatures. Ce cap est nécessaire à son examen par le Sénat.

Pour soutenir la pétition

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A propos Gérald Bouchon 2845 Articles
Pionnier des radios libres, passionné de radio, journaliste et dirigeant de médias éco-responsables..

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