Une tranchée, quelques monticules de gravats bachés, une pelle électrique moins bruyante… bienvenue sur le chantier de demain expérimenté aux portes du centre commercial de la Part-Dieu !
Les chantiers sur la voie publique sont omniprésents sur la Métropole de Lyon. Ici pour construire un tramway, ailleurs pour dessiner une voie Lyonnaise… Ou à la Part-Dieu pour remettre à niveau des cables électriques enterrés. C’est précisément ici boulevard Eugène Deruelle qu’un chantier bas-carbone a été expérimenté cet été.
La Métropole cherche à limiter l’impact de ces chantiers. Elle a expérimenté un chantier bas carbone boulevard Eugene Deruelle. Nous avons rencontré Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole de Lyon, délégué à l’Energie et au Climat.
Ecoutez aussi : Engins de chantier : la décarbonation du BTP est en route

Chantier bas carbone : économie financière et environnementale
« Là, on stocke les terres excavées sur site pour les remettre après. Donc ça fait beaucoup moins de rotation de camions. On va faire l‘enrobé définitif du premier coup, alors que d’habitude on fait un renrobé temporaire et puis quelques semaines après, les services de la Métropole viennent faire le définitif. Donc on a une économie financière et aussi environnementale non négligeable. Et puis on utilise une pelle électrique qui permet de décrouter et d’enlever et de creuser la tranchée. Et une pelle électrique c’est beaucoup plus agréable à conduire pour les opérateurs. Ça fait beaucoup moins de bruit pour les voisins et puis ça émet beaucoup moins de gaz à effet de serre« .
Ecoutez le podcast

Après la démolition du bâtiment existant de l’ancienne Caisse d’Epargne boulevard Eugène Deruelle, est venu le temps de la reconstruction sur cet emplacement stratégique en plein cœur de la Part-Dieu, en face de la gare.
Le programme immobilier qui sort de terre s’appelle KI. K – I, deux petites lettes pour désigner une offre mixte de commerces, bureaux et logements, accompagnée d’espaces extérieurs partagés et végétalisés.
Cette nouvelle construction nécessitait une mise à niveau de l’alimentation électrique vieillissante. Conséquences : des travaux menés cet été sur la voie publique qui longe le centre commercial au nord. Une saignée sur 500 mètres de la voirie du boulevard Deruelle entre le boulevard Vivier-Merle et la rue Garibaldi.
Ecoutez aussi : Chantier bas carbone : ENEDIS et Serpollet montrent l’exemple

Déploiement de nouveaux câbles électriques souterrains
Des travaux dont les riverains se seraient bien passés… Mais Enedis a voulu en faire un chantier bas-carbone confié à l’entreprise Coiro. Une expérimentation que nous explique Benoit Bongard, chef de secteur chez Coiro. « On a des câbles qui étaient de technologie ancienne. Et pour se prémunir de futurs défauts, on a pris l’option de renouveler ces câbles en parallèle. du déploiement de nouveaux câbles pour le futur projet de construction qui est à l’angle de Vivier-Merle.
Enedis reconnait bien volontiers les limites de mise en œuvre de ces chantiers bas-carbone. Pour Adrien Pérez, responsable de projet chez Enedis : « Il faut qu’on ait quand même une vision du matériau qu’on va excaver. Il faut faire des sondages en amont et s’assurer que le matériau est bon. Mais le test du matériau n’est pas non plus une finalité. On peut se retrouver avec des couches de matériau qui ne sont pas bonnes et donc du coup, on va utiliser que 20, 10, 30% du matériau.
Ecoutez aussi : La Ville de Lyon a rénové ses 4 EHPAD

Des engins de chantier encore couteux, un investissement pour l’avenir…
Une pelle électrique telle que celle utilisée sur le chantier du boulevard Deruelle coûte environ 430 000 euros, contre 170 000 euros pour une pelle thermique. Le coût à payer pour la tranquillité des riverains. Sachant que ces prix devraient baisser dans les prochaines années… si les entreprises sont plus nombreuses à choisir ce type de matériel.
Ecoutez aussi : Halle du Réemploi : un lieu dédié à l’insertion et à l’environnement

0 commentaires