Lyon: vive le foulard !

A l’heure où le foulard est, à nouveau, en pleine polémique, l’accessoire vestimentaire prend une toute autre dimension entre Rhône et Saône. Il faut dire que le foulard, c’est une tradition chez les soyeux…et là, rien de religieux !

André Claude Canova en est un ! Soyeux depuis 1976, il a décidé d’organiser sa première rétrospective au sein de ses ateliers au pied des pentes (côté Saône). Et pour cette première, Canova s’est associé à…Jaké.

D’un côté, un maître soyeux portant haut l’excellence de la tradition lyonnaise et toujours à l’affût de l’innovation. De l’autre, un artiste contemporain brisant codes et carcan du street art.

Deux caractères forts et de la même étoffe : celle des créateurs, réunis par un projet “carrément 100 pareil“.

Mardi 22 octobre 2019, Jakè a débuté une résidence de quinze jours dans les
ateliers d’André Claude Canova. Les deux artistes ont en effet résolu de conjuguer leurs talents afin de transformer la première rétrospective du soyeux lyonnais en un événement inédit et singulier : la réalisation de 100 toiles uniques revêtues de foulards signés par André Claude Canova et customisés par Jakè.

Une re-création qui est aussi une récréation pour le duo à l’imagination prolifique et à la complicité de longue date.

« En 43 années d’activité, je n’avais encore jamais organisé de rétrospective,
explique André Claude Canova. J’aime beaucoup l’idée que les pièces présentées ici (créées à l’origine pour de grandes maisons comme Cartier, Dior, Dunhill, Lalique, Chopard etc.) soient revisitées. Et surtout par Jakè. »

Sélectionner 100 foulards dans la riche collection d’André Claude Canova, parmi les milliers de pièces qu’il a réalisées, était cornélien pour Jakè : « Je les aime tous, ils sont magnifiques : on pourrait les mettre sous cadre tels quels ! Mais ça n’aurait pas été du jeu (rires). J’ai donc laissé André Claude les choisir. Mon défi à présent, c’est de faire en sorte que les œuvres soient toutes originales. Mais je sais déjà comment aborder certaines créations ayant des motifs répétitifs : en ajoutant mes propres éléments autour de ces motifs, en débordant… » explique le graffeur.

Les deux hommes se retrouvent dans ce principe d’une démarche artistique collaborative pensée comme un dialogue.

La résidence prendra fin ce samedi 2 novembre et elle est ouverte exclusivement sur rendez-vous.

Les œuvres doublement signées seront par la suite proposées à la vente
dans le showroom d’André Claude Canova, 26 quai Saint-Vincent (Lyon 1er).

Les œuvres seront très prochainement réunies dans une exposition événementielle marquant 43 années de créations exceptionnelles par André Claude Canova.

A propos Gérald Bouchon 1967 Articles
Pionnier des radios libres, passionné de radio, journaliste et dirigeant de médias éco-responsables..

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