Lyon, capitale de la lutte contre le SIDA

Lyon est à sur le devant de la scène internationale cette semaine en matière de santé…

Les 9 et 10 octobre, se tient entre Rhône et Saône, la 6ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Emmanuel Macron sera présent, mais aussi des chefs d’État et de gouvernement, des leaders d’opinion, des dirigeants du secteur privé, des représentants de la société civile et des acteurs de la santé publique

Cette rencontre internationale doit permettre aux donateurs du monde entier de réaffirmer leur engagement à lutter contre ces trois maladies qui tuent près de 3 millions de personnes chaque année.

Organisée tous les trois ans, cette conférence est la première édition accueillie par la France, deuxième bailleur du Fonds mondial.

L’occasion de démontrer le rôle de leadership de notre pays et sa capacité à rassembler la communauté internationale autour des enjeux majeurs de santé.

L’objectif financier de cette 6ème conférence, pour laquelle la France se veut force motrice, est de recueillir un minimum de 14 milliards de dollars pour sauver 16 millions de vies, prévenir 234 millions d’infections au cours des trois prochaines années, et éradiquer ces trois épidémies d’ici à 2030.

Le Fonds mondial a déjà contribué à sauver 32 millions de vies depuis sa création en 2002. Dans les pays où il investit, les décès liés au sida ont chuté de 56%.

Gérard Collomb en profitera pour signer la « Déclaration de Paris » du 1er décembre 2014. Lancée à cette date, sous l’égide des agences spécialisées des Nations Unies ONUSIDA et ONU habitat, la Mairie de Paris et l’association internationale des prestataires de soins du sida IAPAC (International Association of providers of aids care), cette initiative s’est formalisée par la signature d’une charte désormais appelée « Déclaration de Paris » qui vise à appeler les maires du monde à accélérer leur réponse face au sida.

Car les villes jouent un rôle central dans la lutte contre la maladie : 25% des personnes séropositives dans le monde vivent dans 200 villes.

Lyon rejoint ainsi plus de 100 villes dans le monde qui soutiennent les objectifs de la Déclaration d’ici 2020 :90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique,

90% des personnes qui connaissent leur séropositivité reçoivent des traitements antiviraux, 90% des personnes sous traitement antiviraux ont une charge virale indétectable.

Lyon n’a pas été choisie au hasard pour l’accueil de cette conférence.

L’Ecole Normale Supérieure, l’Université Claude Bernard, des organismes de recherche comme l’INSERM et le CNRS sont présents dans le domaine de la recherche académique de haut niveau.

Sans oublier toujours sur le territoire de Lyon, le Laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon, créé par la Fondation Mérieux en 1999, qui est une unité de haute sécurité exclusivement dédiée à la recherche sur les pathogènes de classe 4.

En mars 2014, ce laboratoire a permis d’identifier la souche du virus Ebola responsable de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Il faut rajouter à cela le réseau d’établissements des Hospices Civils de Lyon, deuxième centre hospitalo-universitaire de France en termes de recherche, avec plus de 650 professionnels dédiés à la recherche.

Des groupes de renommée mondiale comme BioMérieux, Sanofi Pasteur, Sanofi Genzyme, Boehringer Ingelheim Santé Animale, mais aussi des PME innovantes dans le secteur des technologies médicales sont bien implantés à Lyon.

La richesse de l’écosystème réside aussi dans sa capacité à fédérer et structurer les acteurs, que ce soit avec Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé réunissant près de 230 structures pour soutenir l’innovation et le développement de produits, services et usages pour la santé ; dans le domaine du cancer, sur le plan régional avec le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes ; ou bien international, avec un organisme aussi important que le CIRC, Centre International de Recherche Contre le Cancer, agence de l’OMS et seule institution de l’ONU, avec l’UNESCO à Paris, à avoir son siège en France.

Le CIRC qui va d’ailleurs prochainement prendre place au sein du Biodistrict de Gerland, véritable vitrine de l’écosystème lyonnais des sciences du vivant.

Le projet d’implantation de la nouvelle Académie de l’OMS va venir renforcer encore la place de Lyon comme « pôle de santé mondiale ».

L’enjeu est de créer, à Lyon, une école d’avant-garde rassemblant les meilleurs experts mondiaux de la santé, pour en faire une structure de formation de référence.

À la pointe des innovations technologiques, ces formations s’adresseront à de nombreux acteurs : cadres de l’OMS, responsables gouvernementaux des Etats membres, chercheurs, cadres des systèmes de santé, leaders d’opinion et futurs formateurs.

Les objectifs sont ambitieux avec 10 millions de personnes formées par voie digitale d’ici 2023 et 16 000 personnes formées par an en présentiel sur le site lyonnais.

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