L’ADIE réclame des aides pour les TPE

L'ADIE réclame un renforcement de l'aide des pouvoirs publics pour les petits entrepreneurs

L’ADIE présente les résultats de son enquête menée auprès des entrepreneurs et lance un appel aux pouvoirs publics pour continuer de soutenir les petits entrepreneurs locaux qui se battent pour sauver leur entreprise

Depuis le début du confinement, l’Adie s’est mobilisée pour aider les 50 000 entrepreneurs – dont 6 000 sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes – qu’elle accompagne au quotidien face aux conséquences de l’arrêt soudain de leur activité.

Après une première enquête menée en avril, en plein milieu du confinement, l’Adie présente les résultats d’une nouvelle étude menée auprès des entrepreneurs en juin, pour prendre le pouls de leur situation économique après la reprise, de leur moral, de leurs besoins et de leur projection à court terme.

“Combatifs mais inquiets, les entrepreneurs ont encore un besoin vital du soutien des pouvoirs publics pour pouvoir se projeter dans l’avenir” souligne l’ADIE dans ses conclusions.

“Parce que le monde d’après ne peut et ne doit pas se faire sans les petits entrepreneurs locaux qui font vivre nos territoires, l’Adie lance un appel pour que leur sort ne soit pas oublié pendant l’été”.

Les entrepreneurs locaux toujours très fragilisés mais combatifs

Vendeurs sur les marchés, esthéticiennes, restaurateurs, maraîchers, traiteurs, fleuristes, gardes d’enfants ou d’animaux, épiciers, réparateurs de vélos, savonniers, coiffeurs à domicile, artisans du bâtiment, fabricants de biscuits, de tisanes, de bijoux, de produits cosmétiques ou d’objets artisanaux… Les 50 000 entrepreneurs soutenus par l’Adie sont représentatifs des petits entrepreneurs qui font vivre l’économie locale.

Conséquence de la crise sanitaire, la quasi-totalité (94 %) de ces entrepreneurs ont dû cesser totalement ou partiellement leur activité.

Fin juin, un quart seulement d’entre eux avaient repris leur activité normalement, et un quart sont encore complètement à l’arrêt.

Tous les secteurs sont concernés, y compris ceux qui n’ont pas été directement touchés par les mesures sanitaires.

“Souvent récentes, ces entreprises ne disposent ni de la trésorerie ni des fonds propres permettant de faire face à un arrêt aussi brutal de leur activité et une baisse aussi prolongée de leurs revenus” rappelle l’ADIE.

“Pour eux, en effet, la reprise est pratiquement une nouvelle création. Il faudra du temps pour retrouver des clients et un niveau de revenu suffisant, mais aussi des moyens financiers et matériels pour adapter le modèle d’affaires aux nouvelles contraintes sanitaires et payer leurs charges”.

L’ADIE rappelle la nécessité d’une intervention publique forte et rapide, pour éviter des fermetures et des cessations d’activité.

3 mesures pour sauver les petits entrepreneurs locaux

La mobilisation sans précédent des pouvoirs publics a permis de sauver de nombreuses d’entreprises : 63 % des entrepreneurs ayant bénéficié du fonds de solidarité estiment en effet que sans cette aide ils n’auraient pu sauver leur activité jusqu’à maintenant.

“Il ne faut pas que cet effort collectif ait été vain” selon l’ADIE. L’Association pour le Droit à l’Initiative Economique demande aux pouvoirs publics le maintien du fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année pour tous ceux qui subissent encore les conséquences de la crise, quel que soit leur secteur d’activité.

Egalement une exonération totale des cotisations sociales jusqu’à la fin de l’année pour tous les entrepreneurs éligibles au fonds de solidarité et un soutien en fonds propres sous la forme d’une prime de 3 000 euros pour les entrepreneurs les plus en difficulté, en élargissant et simplifiant les conditions d’éligibilité du second volet du Fonds de Solidarité.

Mise en place du Fonds Région Unie en Auvergne-Rhône-Alpes

La Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Banque des Territoires et de nombreuses collectivités locales ont lancé fin juin le Fonds Région Unie “Micro-entreprises & Associations”.

Ce dispositif exceptionnel vise à octroyer des avances remboursables pour financer les besoins de trésorerie et de fonds de roulement nécessaires pour relancer l’activité.

Avance remboursable, sans taux d’intérêt, sans garantie, sans obligation de co financement remboursable après un différé de 24 mois en trois annuités (24-36 et 48 mois).

Dans le cadre du Fonds Région Unie, l’Adie a été mandatée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour réceptionner et étudier les demandes de financement de son public cible, à savoir les entrepreneurs individuels et les micro-entrepreneurs qui ont un besoin d’une aide financière inférieure à 6 000 euros et les entrepreneurs salariés en coopérative d’activité ou couveuse ayant un besoin inférieur à 4000 euros.

À date sur le territoire, 105 dossiers ont été traités depuis le début du mois de juillet.

Le site de l’ADIE

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