GRDF annonce avoir atteint le cap symbolique des 1 TWh de gaz vert produit en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes. Soit l’équivalent de 250.000 logements chauffés. Ou encore à 4000 bus roulant au BioGNV…
Le gaz vert est produit localement à partir de résidus agricoles, de déchets industriels, d’eaux usées ou de déchets ménagers. En Auvergne-Rhône-Alpes, 73 sites sont aujourd’hui en service, dont 49 unités de méthanisation agricole.
Henri Pégoud est agriculteur à Pressins en Isère. Mais Henri est aussi associé dans la société Metha4Agri qui exploite une unité de méthanisation. « Ça marche exactement comme le fonctionnement d’un animal, d’une panse animale, d’une vache laitière. On met des matières fermentées cibles dans des cuves. Les bactéries créent unefermentation et créent du méthane, récupéré pour faire du biogaz« .
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Une activité complémentaire pour les agriculteurs
Henri Pegoud et 9 autres agriculteurs se sont associés pour créer cette nouvelle activité. 5.6 M€ d’investissements… Le méthaniseur a ainsi vu le jour sur un site à part, à équidistance entre à peu près toutes les exploitations. Et un peu en dehors du village pour ne pas créer de nuisances au niveau des habitations. Au début c’est comme par tout nouveau projet, il y a eu une levée de boucliers contre le méthaniseur. Les gens sont souvent ignorants de comment ça fonctionne. Il a fallu les rassurer. Mais aujourd’hui,,il n’y a absolument aucun mouvement de contestation et il est complètement accepté ».
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Pour GRDF, ce cap du TWh de gaz vert produit dans la région illustre « la mobilisation des agriculteurs, des collectivités et des entreprises locales pour accélérer la transition énergétique« .
Nous avons rencontré Guilhem Armanet, le directeur régional GRDF Sud-Est.
« En France, on est à 800 installations. Ici en Auvergne->Rhône-Alpes, on est à 73. Il y a 10 ans, il y en avait 1 méthaniseur. Et les techniques évoluent. Demain, on saura faire du gaz bas carbone avec des boues industrielles. C’est une technique qu’on appelle la gazification hydrothermale« .
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L’élimination des PFAS par gazéification hydrothermale ?
« On saura aussi faire disparaître les PFAS avec cette technique de méthanisation, pour les transformer en gaz bas carbone. Et puis on saura faire aussi via la pyrogazification du gaz bas carbone à partir de déchets de bois et de poubelles jaunes. Votre armoire Ikea qui a du vernis ou de la peinture qui n’est pas recyclable, par exemple, pourra devenir du gaz bas carbone. Encore une fois ce gaz il est miscible, on peut le mélanger avec le gaz existant aujourd’hui. Notre enjeu à nous GRDF, il est aussi d’aider chacun à consommer moins de gaz. On vise 30% de moins à l’horizon 2050… » explique Guilhem Armanet.
En 2024, les entreprises françaises du gaz renouvelable ont généré 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, dont 286 millions pour la seule région Auvergne-Rhône-Alpes.
De 1 TWh produit dans la région aujourd’hui, GRDF vise le cap de 2 TWh en 2030.
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